NOUVELLE ROUTE
La route file
lentement
Notre
vieille 2 CV traîne son âge Nous ne nous disons rien Ou presque. Le sourire
dans nos poches, Le
découragement au front. On avait parlé des derniers événements Entre deux
silences vides On n’avait
même plus soif Tous les
deux. Après le
casse gueule De nos rêves, L’échec de
ses promesses Et puis, il
y avait nos problèmes Plus de
travail, Plus de
famille Que la
sienne, On se
retrouvait seuls On l’avait suivi Sur les
routes Voir le
soleil Qui se
couchait en face Sans
pouvoir nous éblouir Ce soir Il aurait
pu pleuvoir La route file
lentement
Notre
vieille 2 CV traîne son âge Il tendait
le pouce Sur le bord
de la route J’ai
freiné, Il est
monté derrière Avec sa
guitare Quelle
gueule vous faites ? On lui a
raconté Il a pris
sa guitare Et il a
chanté….. Ses chansons
nous parlaient ;
L’Amour, L’Espérance. Au
« Routier », on s’est arrêté Pour manger
un morceau Et on l’a
invité. Il a versé
un verre de rouge Il a
partagé le pain Et on a
reconnu qu’il s’est passé quelque chose. On s’est
regardé tous les deux, On a souri, Il n’était
déjà plus là Mais
c’était tout chaud dedans Ça tapait
en nos poitrines. On a repris
la 2 CV, On a repris
la route Vers les
copains Tous les
autres À l’usine, À la mine, Dans les
champs, Dans les
bureaux, Tous ceux
d’avant, Tous ceux
de pendant, Tous ceux
d’avenir, Pour leur
dire. Ça sentait
bon, L’Espérance, Demain Un nouveau
jour se lèverait Sur une nouvelle route…. |
DE LA CATÉCHÈSE À LA CÉLÉBRATION

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A : L’initiation à la foi et à la
vie chrétienne a aujourd’hui encore
des chances d’être reconnue pour
ce qu’elle est => une forme d’éducation qui s’adresse
à toute la personne humaine dans son
intégralité, avec son intelligence et son affectivité
avec son imaginaire, avec son
« cœur » au sens biblique du terme.
B : La modernité n’a pas évacué la FOI.
La FOI est la grande faim spirituelle de notre temps.
« une quête de SENS »
- Quel est le but de la vie ?
- À quoi sert l’existence ?
Aujourd’hui on
assiste à l’éclatement des croyances des Français.
PROPOSER LA FOI
DANS LA SOCIÉTÉ ACTUELLE :
Proposer la foi au Christ dans notre société
actuelle :
C’est notre raison d’être primordiale. Nous
sommes à la suite et à la manière des apôtres chargés de :
- susciter,
- éveiller,
- de servir,
- de nourrir,
- d’encourager,
- développer… la FOI
VIVANTE.
Témoin de la foi, c'est-à-dire, comment la foi
nous fait vivre et nous permet de servir les autres.
Nous vivons dans une SOCIÉTÉ FRAGILE.
L’avenir de la foi se présente aujourd’hui de
façon préoccupante.
- les effectifs d’enfants catéchisés sont en
baisse
- des distances prises par rapport à l’Église,
- rupture de la tradition : crise
d’identité catholique,
- une mutation…
Par contre : augmentation
du nombre de catéchumènes :
- une
demande de SENS
- un
effort de formation…
- les
nouveaux croyants :
« RECOMMENÇANTS » (déjà baptisés).
Nous ne pouvons pas nous contenter de proposer la foi comme une aventure seulement individuelle.
Vivre sa foi n’est pas affaire privée.
=> L’ÉGLISE est le haut lieu de la foi reçue des
apôtres.
CROIRE, c’est CONSTRUIRE sa vie sur le ROC de SA PAROLE.
A.- On peut mettre en relief TROIS grandes
affirmations de la sagesse
chrétienne :
1ère affirmation : Tout être humain a une valeur absolue
« Il est Histoire Sacrée »,
2ème affirmation :
Notre Dieu est né dans une crèche
=> Option absolue pour les petits, les
pauvres.
3ème affirmation : L’AMOUR
qui va jusqu’au PARDON.
B.- La vie chrétienne fournit une sorte de
STRUCTURATION intérieure
qui peut aider a affronter les incertitudes de l’existence.
La foi chrétienne
n’est plus perçue comme un héritage
à préserver ou à rejeter
mais comme :
- UN
APPEL,
- UN
DON DE DIEU,
- UNE
FORCE POUR VIVRE.
RATIONNEL mais : LA
RAISON + LA PAROLE + LE SENS + L’IMAGINAIRE.
L’APPEL de JÉSUS-CHRIST à la
conversion s’adresse à ce que la BIBLE
dénomme LE CŒUR (L’intelligence,
l’affectivité, l’imaginaire).
ÉVANGILE : SAINT LUC 24, 13-35 (Traduction Liturgique)
13 Le même jour,
deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de
marche de Jérusalem, 14 et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.
15 Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il
marchait avec eux. 16 Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le
reconnaissaient pas. 17 Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en
marchant?» Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. 18 L'un des deux, nommé
Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à
ignorer les événements de ces jours-ci.» 19 II leur dit: «Quels événements? »
Ils lui répondirent: « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était
un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le
peuple. 20 Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait
condamner à mort et ils l'ont crucifié. 21 Et nous qui espérions qu'il serait
le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe
depuis que c'est arrivé. 22 À vrai dire, nous avons été bouleversés par
quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne
heure, 23 et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire
qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant.
24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les
choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
25 il leur dit alors: « Vous n'avez donc pas compris !
Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! 26 Ne
fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire? »27
Et, en partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua, dans toute
l'Écriture, ce qui le concernait.
28 Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d'aller plus loin. 29 Mais ils s' efforcèrent de le retenir:
«Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse. » il entra donc pour
rester avec eux. 30- Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la
bénédiction, le rompit et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s'ouvrirent, et
ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. 32 Alors ils se dirent
l'un à l'autre: «Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous
parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures? » 33 À
l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent
réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: 34 « C'est vrai !
le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre. » 35 À leur tour, ils
racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu
quand il avait rompu le pain.
EMMAÜS est le village de nulle
part.
La véritable
destination de ces deux disciples est de redécouvrir
la signification de
leur point de départ : JÉRUSALEM.
Il y a voyage, même si c'est la
mauvaise direction.
V.
14 : Ils s'entretenaient = discussion (grec. Homélie),
V. 15 : Jésus lui-même, "s'approche", "les
rejoint",
V. 17 : Jésus s'immisce dans la conversation.
1 – DE LA CATÉCHÈSE À LA
CÉLÉBRATION …
PÉDAGOGIE du grec
"agogein" = "conduire sur une route".
Deux racines : péd + agein.
Péd - c’est la
racine qui désigne l’enfant (et le jeu !)
cf pédiatre, pédophile etc…
Agein
signifie conduire, mener (« conduire sur une
route »)
Le « pédagogue »
était au 5° siècle à Athènes l’esclave qui « menait » l’enfant à
l’école (conduisait par la main – « par la
main » parce qu’on voit dans beaucoup de sculptures le pédagogue
tenant l’enfant par la main).
Observons Jésus "catéchiste
" et pédagogue sur la route d’Emmaüs =

1.- LE TEMPS DE
L’AMITIÉ
"De quoi
discutiez-vous ?.. "
Il les rencontre, marche avec eux.
1.- MAIS DE QUOI
PARLIEZ-VOUS ?
Paroles : Jean Debruynne – Musique : Jean-Claude GIANADDA
2.- TU M’ATTENDAIS
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
3.- S’IL VIENT CE
SOIR
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
"Ne saviez-vous
pas ? .. "
Il leur explique les écritures.
4.- EN ATTENDANT UN
PEU DE TA LUMIÈRE
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
5.- SI LE SEIGNEUR NE
NOUS MONTRE LA ROUTE
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
3.- LE TEMPS DU SACREMENT
" Reste avec
nous… "
Partage du Pain et du Vin
6.- SEIGNEUR RESTE
AVEC NOUS
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
7.- PAR LE PAIN ET
PAR LE VIN
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
8.- UN BOUT DE PAIN
Paroles et Musique : Jean-Claude GIANADDA
9.- LE PAIN DE TA VIE
Paroles et Musique :
Jean-Claude GIANADDA
4.- LE TEMPS DE
L’ENVOI
" Nous l'avons
vu nous l’avons entendu… "
10.- ET IL Y EUT UN
SOIR
Paroles et
Musique : Jean-Claude GIANADDA
11.- CUEILLONS LES
FLEURS DE L’ESPÉRANCE
Paroles et
Musique : Jean-Claude GIANADDA
12.- QUELQU’UN FRAPPE
À LA PORTE
Paroles et
Musique : Jean-Claude GIANADDA
13.- EMMAÜS
Paroles et Musique : Jean-Claude GIANADDA
14.- À PRÉSENT SUR MA
ROUTE : MARIE
Paroles et
Musique : Jean-Claude GIANADDA
Pourquoi toute catéchèse ne respecterait-elle pas cette
progression et ces « quatre » temps dans l’ordre… ?
a) Le temps de l’Amitié,
b) Le temps de la Parole,
c) Le temps du Sacrement,
d) Le temps de l’Envoi.
CATÉCHÈSE du grec "Katechein" = "rendre
écho", "se faire l’écho de… "
Deux racines : le préfixe kata qui signifie de haut en bas et èchein, qui signifie résonner (ne pas confondre avec
échein = avoir). cf Echo en français.
Mot-à-mot :
« faire résonner de haut en bas ».
La dimension verticale « de haut en bas »
peut avoir aussi un sens diachronique, c’est-à-dire une dimension temporelle.
C’est-à-dire dire par là que dans la chaîne générationnelle (grands-parents -
parents-enfants), une parole « résonne »
de haut en bas : les grands parents et les parents font résonner une
parole à l’oreille de l’enfant ! (c’est la transmission de la foi !).
Ex. : le « fides ex auditu » de Paul : « la foi par l’oreille… »
DIDASKEIN = enseigner,
MANTHANEIN = apprendre,
MATHETEUEIN = être
disciple de quelqu’un
MA(N)THANEIN et MATHETEUEIN même
racine, avec -dans le premier mot- une « inflixation nasale » (le N).
Cf les mots français « didascalie » (les indications de mise en scène que donne un
auteur d’une pièce théâtrale et aussi… mathématiques !
A.- But de la
catéchèse :
- éveiller,
- nourrir,
- développer, éduquer,
- épanouir
LA FOI VIVANTE.
La catéchèse a donc pour but ma FOI VIVANTE
Permettre un acte de FOI
conscient et motivé.
Objectif de la catéchèse : Permettre un acte de foi
conscient et motivé.
La foi naît du
"contact" entre la Parole de Dieu qui se révèle et la liberté
de l’homme qui décide.
CATÉCHISER, c’est permettre à Dieu
d’imprégner de sa Vie, une personne humaine afin qu’elle puisse « devenir
croyante ». Dieu prend l’initiative de se révéler mais depuis la
Pentecôte,
« Il » a besoin d’une
main qui « tire » le rideau.
Le catéchiste est la
main qui "dévoile".
CROIRE, c’est faire ALLIANCE avec
Dieu. C’est choisir Dieu.
Opter pour le dessein de Dieu
comme Destin de l’homme.
Du SAVOIR au CROIRE :
Enseigner du grec "Didaschein" et "matétuin" :
"faire des disciples".
Le SAVOIR doit devenir : = Signifiant (et non anecdotique, insignifiant),
= Révélateur.
B.- Méthodes de la catéchèse :
- Méthode biblique,
- Méthode liturgique :
qui épouse la découverte du mystère chrétien.
- Méthode psychologique :
qui intègre : Montésori Italie (intériorité),
Decroly : Belge (centre d'intérêt),
Piaget : Suisse (Progression, adaptation),
Dewey : active.
- Méthode sociologique : qui tient
compte des milieux sociaux.
C.- Formes de la catéchèse :
- enseignement - dialogue,
- réflexion - méditation,
- contemplation,
- travail de groupe-célébration.
D.- LA FOI :
Elle est donnée par le baptême = en vertu, en
puissance.
Six aspects :
- une VERTU => un DON de Dieu,
- une GRÂCE => lumière,
- un OBJET =>
mystère de Dieu révélé par la PAROLE de Dieu (révélation),
- un ACTE
=> une décision,
- une VIE
=> répétition d’actes,
- un ASPECT => cœur
transformé.
Être catéchiste c’est être le témoin actif d’une
rencontre entre DIEU et l’homme.
Catéchiser c’est permettre à Dieu d’imprégner de
sa vie une personne humaine pour devenir croyant.
VERTU + GRÂCE : DON de DIEU - DON du
baptême.
Au-delà du livre : il y a QUELQU’UN,
Au-delà de l’enseignement : il y a une RÉVÉLATION,
Au-delà de l’institution : il y a un CHEMINEMENT,
Au-delà d’un mouvement : il y a une EXPÉRIENCE.
Notre participation entre la fusion de
Dieu et l’action du catéchiste.
La catéchèse c’est le sein maternel de
l’Église - L’enfant de Dieu prend Vie.
Conclusion : Le but de
la catéchèse c’est l’ACTE de FOI.
2.-
LA CÉLÉBRATION …
CÉLÉBRER, ce n’est plus parler "DE" Dieu, mais parler "À" Dieu.
C’est un temps de relation vivante
avec Dieu… Que Dieu cesse d’être
"IL" et devienne
"TU" …
C’est "ENTRER DANS "…
C’est "ÉVEILLER À QUELQU’UN"…
C’est passer du discours à la
prière.
La célébration ajoute :
= des éléments
= des signes = gestes, vêtements, musique, fleurs,
lumière…
= des rites
Attention : Les "rites" peuvent
emprisonner, scléroser et non "dévoiler" !
Les signes peuvent être
révélateurs de la présence de Dieu par :
- le corps : tenue,
procession, inclinaison, signe de croix…
- le lieu : beauté, propreté
du lieu…
- la Parole : Bible, textes…
- le silence !
- le groupe.
Célébration à thème :
Il faut dit-on célébrer :
Noël, Pâques, la Vie, l’Amour, l’Amitié, la Joie…
ERREUR : Nous
CÉLÉBRONS :
= Dieu au cœur de notre vie,
= Présent dans l’amitié, la joie…
= Au cœur de l’Espérance de Noël,
de Pâques…
Conclusion : La célébration peut, informer,
révéler des relations avec…
appeler.
Alors ils approchent du village. Ils entrent
dans une auberge, ils invitent le Seigneur : « reste avec nous… Il se
fait tard reste avec nous, viens partager ! » Ils partagent. Et c’est
là que tout va changer !
Ils arrêtent de parler avec leur tête.
Ils arrêtent de parler avec des mots.
Voilà qu’ils se mettent à parler avec du pain,